Japon

Dormir dans un ryokan: ma folle nuit de princesse à Kinosaki

7 novembre 2018

Un jou-our, j’irai là-bas!

kinosaki

Tu sais, quand tu prépares un voyage, tu as parfois en tête l’un ou l’autre bon vieux cliché et tu te dis :

Ça, je veux le faire !!!

(En essayant d’y réfléchir tout de même à deux fois histoire de pas se retrouver à caresser des tigres drogués, à nager parmi des récifs coralliens déjà ruinés, ou a rendre visite à des populations esclavagisées. C’est pas un vrai mot, mais ça rime.)

Bref, me voici donc en train de rêver de mon voyage au Japon, et une image me colle à la rétine : moi, en kimono, dans un ryokan, en train de prendre des bains dans une source chaude. 

Biberonnée aux dessins animés de Miyazaki, je n’en démordais pas. Ajoutez à cela les articles d’Un sac sur le dos et de Voyages et vagabondages, et me voilà à la recherche d’une chambre à Kinosaki, l’article de Lucie m’ayant convaincue d’y aller. Même en réservant 3 mois à l’avance, pas mal d’hôtels étaient déjà plein, je vous préviens. Mon choix s’est porté sur l’hôtel Nishimuraya.

Alors clairement, c’était mon budget folie. Dans mon souvenir la nuit revenait à 200 euros… Mon statut de blogueuse-voyage a  joué sur deux choses = l’hôtel m’a offert un bain privé et un repas de chef. Je pense que cela aurait fait doublé le prix, donc j’étais tout de même très contente. 

 

Kinosaki, me voilà!

nishimuraya hôtel

Me voici donc dans mon train, a ENFIN voir la campagne japonaise. Car si Tokyo m’attirait, bien évidemment, c’était surtout le calme rural du Japon que je venait chercher durant ce voyage. Là encore, les animés n’y sont pas pour rien, ainsi que les bandes dessinées de Taniguchi

Une fois arrivée, je rencontre le responsable de l’hôtel qui me fait visiter ses deux établissements. Oui car il y a le bâtiment d’époque, et un plus récent, qui coûte donc moins cher, dans lequel je dormirais. Évidemment le plus ancien a nettement plus de charme, donc c’était un peu comme regarder un super plat que tu ne vas pas pouvoir manger, mais honnêtement, l’hôtel dans lequel j’allai dormir n’allai vraiment pas me décevoir.

 

Séance de pose à la japonaise !

yukata kimono

Dans ma chambre, je découvre les petites douceurs qui m’attendent, et… les fringues !!! 

Rangées par taille, avec les yukatas (kimono d’été, léger, en coton), les obis (ceinture large pour le yukata), les haoris (veste plus épaisse et plus courte, à porter sur le yukata), les chaussettes, les getas (tongs en bois).

Je pensais que je n’allai pas réussir à les gérer, mais c’était finalement assez simple, et hyper charmant. Il a fallu que je me dise que ça n’allai pas avoir une folle utilité en France pour ne pas craquer et m’en acheter. 

 

Kinosaki, ville des brumes

geitas

Kinosaki-onsen

 

J’ai ainsi découvert la petite ville de Kinosaki, qui compte un grand nombre de onsens, sources chaudes, et n’est connue que pour ça. J’ai pu longer le joli canal, visiter les boutiques attrapes-touristes, et faire des petites séances de poses toute seule comme une grande. Il y a peu de monde, mais on croise assez régulièrement des touristes, toutes et tous vêtu-e-s en yukata, c’est assez rigolo.

 

Kinosaki-onsen

Kinosaki-onsen

Kinosaki-onsen

Et enfin, les sources chaudes!

À Kinosaki, j’ai pu aller dans un onsen, malgré mes nombreux tatouages. Alors qu’en principe c’est interdit, à cause des yakusas, la mafia locale, reconnaissable à ses tatouages = ceci explique cela, malgré le fait que je n’ai pas vraiment la tête d’une mafieuse. 

C’était vraiment magique. J’ai déjà pu aller dans des spas de sources chaudes en Belgique et au Québec, mais là, devant les roches, dans l’eau fumante, en compagnie de femmes de tous âges, qui riaient et s’acharnaient à me parler alors que je ne comprenais rien = vraiment un moment super.

J’avais prévu de faire un dessin de ce merveilleux moment, mais le temps me manque. Voici une photo de la salle intérieure du onsen de mon hôtel :

onsen japon

 

La gastronomie japonaise au Ryokan

De retour dans ma chambre, on m’apporte mon repas de chef, avec 5 ou 6 services si je me souviens bien. C’était délicieux, mais je suis contente qu’on me l’ai offert, car j’en reviens toujours à des préférences plus simples. Finalement ce que j’ai préféré en terme de bouffe au Japon, c’était plutôt des trucs de petits bistrots.

gastronomie japonaise

gastronomie japonaise

nishimuraya hôtel

 

L’eau chaude de Nishimuraya, rien que pour moi…

Et enfin, last but sooooo not least : le bain privé.

J’avoue tout, au repas il y avait une petite bouteille de saké ET m’attendait une petite bouteille de prosecco dans le spa. Donc mettons que j’étais joyeuse. Et quand les gentilles employées m’ont menée au bain, et que j’ai vu la beauté du truc, j’ai éclaté de rire. C’était un vrai rire teinté de « qu’est-ce qui a bien pu arriver à la fille qui trimait dans les bars pour que quelques années plus tard elle se retrouve ici? ». Un rire de reconnaissance envers les « moi » des dernières années.

ryokan japon

ryokan japon

 

De retour dans ma chambre, le futon avait été déplié. J’ai profité de ce bel espace en mettant de la musique, toute seule, au pays du soleil levant. 

 

kinosaki

 

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