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Voyager au quotidien : avant, pendant.

Partir en PVT : offrez-vous une année inoubliable !

2 mars 2015

partir en pvtMerci, moi d’il y a 18 mois

J’envoie des rivières de remerciements à ma moi d’il y a un peu plus d’un an et demi qui décida que je partirai en PVT au Canada. C’était une décision réfléchie. J’étais depuis 4 ans à Bruxelles, j’avais un job de serveuse-cuisinière dans ce merveilleux établissement, la Brasserie Verschueren, qui devint ma maison, ma famille, mon phare dans la nuit.

Il y a deux ans, à l’aise dans mes pantoufles bruxelloises, ça commençait à plus aller tout ça, manque de défi, manque d’envol. Mon homme de l’époque et moi étions face à une probable fin de route, alors pourquoi ne pas partir ? ça a commencé à germer doucement en moi, un jour j’ai prononcé la phrase : 

« je partirai peut-être au Canada.. »

Dès que j’avais une contrariété, une frustration, je fonçais sur des sites d’expats, sur helpx.com ou me balladais dans Montréal via google street.

 

Obtenir son PVT Canada : un défi de longue haleine

Le PVT Canada est le plus rude à obtenir, parce que les français étant des grosses feignasses en langues étrangères, ils choisissent souvent le PVT Canada = le PVT Québec = le PVT Montréal. Je peux parler hein, c’est ce que j’ai fait. Sauf que j’avais une bonne raison, une place dans le génialissime atelier de bande dessinée de Montréal m’attendait. Et puis je suis bonne en anglais donc merdeuh.

Je ne vous ferai pas un cour sur comment obtenir son PVT, parce que le très chouette site Pvtistes.net s’en est chargé bien mieux que ce que je pourrais faire. Par contre je peux vous assurer qu’on ne peut pas oublier qu’on a un visa en jeux lorsqu’on attend les ouvertures du PVT Canada. Il est soumis au quota, donc les papiers doivent être faits en bonne et due forme à la date d’ouverture. Celle-ci n’étant connue de personne, tu as plus de 20 000 petits français qui tremblotent plusieurs mois devant leur ordi.

lac québec

 

Le jour J est arrivé

Par jour J j’entends le jour où les inscriptions se sont ouvertes. Cela faisant comme 2 mois que les gens spéculaient sur une date, j’avais internet haut débit, l’alarme twitter activée, j’avais TOUT. Et il a fallu que ça tombe durant le Festival d’Angoulême où j’étais. Je me suis donc rendue transpirante dans un cyber café. ça m’a probablement sauvé la vie, ils avaient la fibre optique, j’ai rafraîchi la page 30 fois, cliqué sur le bon bouton et c’était fait. Tandis qu’une flopée de candidats ont eu bug sur bug et l’ont loupé. 

L’heure du départ

Les dernières semaines, les derniers jours, je vivais de plus en plus dans un flou étrange, regardant mon ancienne vie avec tristesse, envie de tout photographier, chaque sourire, chaque endroit. Départ rimait pour moi avec quitter ce qui avait été mon nid, mon cocon réparateur, et surtout quitter mon amoureux. La rupture-aéroport. Celle où tu te dis que tes jambes ne vont jamais être d’accord pour t’emmener jusqu’à la douane, où tu t’écouterais tu courrais dans l’autre sens et t’agripperais à lui comme un coquillage à son rocher. Tu sais ? Cette rupture-là ! 😉

pvtavant

Et enfin : Montréal

montréalJe suis arrivée à Montréal sous la grisaille, j’ai trouvé ça moche de prime abord, et lorsque mon coloc m’a expliqué quel étage du frigo était le mien, j’ai failli éclater en sangl