Visiter Athènes, ville d’Athéna, la combattante.

Visiter Athènes, ville d’Athéna, la combattante.

En mars 2016, j’ai fait un cadeau à mon mec (et à moi !) : je nous ai offert un voyage en Grèce d’une semaine. Moitié Athènes, moitié Santorin. J’ai donc élaboré un plan machiavélique pour que l’intéressé ne se doute de rien, en réservant les billets, les nuits d’hôtels et compagnie. 

Premier constat : visiter Athènes, c’est pas cher. Pays pris à la gorge par les mesures d’austérité depuis un bon bout maintenant, les tarifs sont peu élevés. Le choix d’aller en Grèce était en grande partie motivé par cet état de fait terrible pour la population grecque, d’ailleurs. Si je dois dépenser mon pognon, j’aime autant le dépenser là-bas, m’étais-je dit. 

visiter Athènes

L’art sur les murs

A peine arrivés à l’hôtel, situé dans le quartier de Monastiraki, central. La première chose qui me sautait aux yeux, c’était la présence de tags et de grafitis absolument partout dans la ville. Que ce soit dans des quartiers populaires jusqu’aux fameuses petites ruelles de Plaka, depuis la simple signature vite fait bien fait, à des fresques ou collages super élaborés. On pourrait penser que cela gâcherait la ville, mais pas du tout, à mon sens. Ce n’est pas comme si, sur un monument clé, on avait fichu un énorme graffiti, et qu’il n’y en avait nulle part ailleurs. Là, il y en a PARTOUT. 

Donc cela crée déjà une unité graphique et esthétique dans la ville, qui vibre de plus belle grâce à toutes ces touches de couleurs supplémentaire. Cela sonne « résistance » dans ma tête, et j’ai aimé ça. Et de plus, certaines graffs étaient vraiment magnifiques.

Globalement, j’ai trouvé Athènes bordélique comme Bruxelles, avec peut-être un plan d’urbanisation mal fichu, mais un charme fou. Ca vibre, ça vit dehors, aux fenêtres, sur les balcons, dans les bars, les restaus, les petites échopes en tous genre. 

Athènes - art mural

Athènes - art mural

 

La nature dans la ville

La méditerranéenne en moi exultait durant cette visite d’Athènes. La nature y est plus que présente, qu’elle court sur les murs, les fils électriques, qu’elle soit en pot, en arbres… Athènes est verte des feuilles de palmiers, orange des orangers en fruits, violette des bougainvilliers. Je sais, c’est étrange, mais ça me rappelait parfois l’ambiance des villes de Thailande, envahies de végétation elles aussi. 

Athènes

Athènes

Athènes

Athènes

Plaka, des ruelles en crise. 

Nous nous sommes dirigés vers les ruelles de Plaka. Ce quartier n’échappe pas à l’esthétique graffitesque, alors qu’on pourrait penser qu’étant le quartier touristique par excellence, il serait plus « préservé ». Ceci est peut-être expliqué par ce qui suit. 

A l’évidence, de nombreuses maisons et commerces avaient été abandonnés. Peut-être que certains étaient fermés car ce n’était pas la haute saison, mais l’état délabrés de vieilles bâtisses, les plantes courant le long des murs me laissait penser que ça n’était pas ça. La crise, tu veux la voir concrètement, va à Plaka. 

Tout ceci n’enlevait pas le charme de ce quartier, la balade était très agréable, mais je sentais un vent de contestation dans mon dos, dans le même temps où je me laissais surprendre au gré des rues par les collines environnantes, saupoudrées de la bancheur des immeubles grecs.

Athènes Plaka

Athènes Plaka

Athènes Plaka

 

Et coté bouffe ?

Peu de temps avant notre départ, un ami voyageur m’avait dit « tu trouveras ça super bon les 4 premiers jours, ensuite tu commenceras à en avoir marre. » 

Devant ma première assiette de tzatziki / houmous / sardines grillées, je me suis dit qu’il délirait. Et en fait non, je l’admets. Les plats sont très bon, mais trop riches pour moi, et même si ce sont souvent les mêmes ingrédients qu’en Italie, il n’y a pas ce même niveau de raffinement. 

Bon, la rabat-joie en moi pitchée de côté, rien ne vaut un bon verre de résina, et je me suis pâmée devant des frites de courgettes trempées dans du tzatziki ou devant des poulpes grillés à la plancha. 

Athènes gastronomie

Athènes gastronomie

L’Acropole

Vous savez, ce conseil vieux comme le monde « Pour visiter le truc le plus touristique du patelin où tu te trouves, aux aurores tu te lèveras » ? Je ne l’ai pas suivi. 

On y a été pépouze à 10h du matin. Grosse erreur. 

La ballade à pied pour y monter est très sympa, et la vue sur Athènes est magnifique; mais, lorsqu’on s’approche des dernières volées d’escaliers, une fois passée la billetterie, tu te retrouves à suivre au pas des groupes de touristes suivant tels les zombies de Walking Dead un panneau portant leur numéro. 

Athènes Acropole

Athènes Acropole

L’acropole, c’est très beau, magnifique, grandiose, mais je n’en ai pas profité. Moi qui aime par-dessus tout écouter les murmures des vieilles pierres, tendre l’oreille vers les potins qu’elles ont à me raconter, là, c’était le calme plat. 

Les murmures auraient pu fuser, ils ne passaient pas la clameur générale, et les vieilles pierres se sentaient sans doute timides devant cette meute de perches à selfies.

Donc, j’ai décidé de photographier leurs vies actuelles, avec échafaudages, smartphones et sourires figés. Je m’encourage à y retourner, de très bonne heure, qu’on puisse un peu causer. 

Athènes Acropole

Athènes Acropole

Athènes Acropole

Athènes Acropole

Exarchia

Le soir, on se dirigeait naturellement dans le quartier Exarchia, pour manger. Ce quartier est celui qui m’a le plus plu, de part ces vibrations jeunes, révolutionnaires et contestataires. L’art mural y est encore plus légion, vous y croiserez moult signe Anarchie, et l’ambiance y est résolument punk.

Athènes Exarchia

Athènes Exarchia

Athènes Exarchia

Dans le prochain article, je vous emmène à Santorin, merveilleuse îles des Cyclades, où j’ai fait du quad. Oui : du QUAD. ça promet. 

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