Voyager seule quand on est une femme
Partir en PVT : offrez-vous une année inoubliable !

Partir en PVT : offrez-vous une année inoubliable !

partir en pvtMerci, moi d’il y a 18 mois

J’envoie des rivières de remerciements à ma moi d’il y a un peu plus d’un an et demi qui décida que je partirai en PVT au Canada. C’était une décision réfléchie. J’étais depuis 4 ans à Bruxelles, j’avais un job de serveuse-cuisinière dans ce merveilleux établissement, la Brasserie Verschueren, qui devint ma maison, ma famille, mon phare dans la nuit.

Il y a deux ans, à l’aise dans mes pantoufles bruxelloises, ça commençait à plus aller tout ça, manque de défi, manque d’envol. Mon homme de l’époque et moi étions face à une probable fin de route, alors pourquoi ne pas partir ? ça a commencé à germer doucement en moi, un jour j’ai prononcé la phrase : 

« je partirai peut-être au Canada.. »

Dès que j’avais une contrariété, une frustration, je fonçais sur des sites d’expats, sur helpx.com ou me balladais dans Montréal via google street.

 

Obtenir son PVT Canada : un défi de longue haleine

Le PVT Canada est le plus rude à obtenir, parce que les français étant des grosses feignasses en langues étrangères, ils choisissent souvent le PVT Canada = le PVT Québec = le PVT Montréal. Je peux parler hein, c’est ce que j’ai fait. Sauf que j’avais une bonne raison, une place dans le génialissime atelier de bande dessinée de Montréal m’attendait. Et puis je suis bonne en anglais donc merdeuh.

Je ne vous ferai pas un cour sur comment obtenir son PVT, parce que le très chouette site Pvtistes.net s’en est chargé bien mieux que ce que je pourrais faire. Par contre je peux vous assurer qu’on ne peut pas oublier qu’on a un visa en jeux lorsqu’on attend les ouvertures du PVT Canada. Il est soumis au quota, donc les papiers doivent être faits en bonne et due forme à la date d’ouverture. Celle-ci n’étant connue de personne, tu as plus de 20 000 petits français qui tremblotent plusieurs mois devant leur ordi.

lac québec

 

Le jour J est arrivé

Par jour J j’entends le jour où les inscriptions se sont ouvertes. Cela faisant comme 2 mois que les gens spéculaient sur une date, j’avais internet haut débit, l’alarme twitter activée, j’avais TOUT. Et il a fallu que ça tombe durant le Festival d’Angoulême où j’étais. Je me suis donc rendue transpirante dans un cyber café. ça m’a probablement sauvé la vie, ils avaient la fibre optique, j’ai rafraîchi la page 30 fois, cliqué sur le bon bouton et c’était fait. Tandis qu’une flopée de candidats ont eu bug sur bug et l’ont loupé. 

L’heure du départ

Les dernières semaines, les derniers jours, je vivais de plus en plus dans un flou étrange, regardant mon ancienne vie avec tristesse, envie de tout photographier, chaque sourire, chaque endroit. Départ rimait pour moi avec quitter ce qui avait été mon nid, mon cocon réparateur, et surtout quitter mon amoureux. La rupture-aéroport. Celle où tu te dis que tes jambes ne vont jamais être d’accord pour t’emmener jusqu’à la douane, où tu t’écouterais tu courrais dans l’autre sens et t’agripperais à lui comme un coquillage à son rocher. Tu sais ? Cette rupture-là ! 😉

pvtavant

Et enfin : Montréal

montréalJe suis arrivée à Montréal sous la grisaille, j’ai trouvé ça moche de prime abord, et lorsque mon coloc m’a expliqué quel étage du frigo était le mien, j’ai failli éclater en sanglots. Qu’est-ce que je foutais là ?

Et puis, et puis, le lendemain a eu lieu. J’ai été courir, c’est la première chose que j’ai faite. Courir dans mon nouveau quartier sous le soleil. Ensuite j’ai été à l’atelier, découvrir mon nouveau cocon, mes nouveaux vrais colocataires, avec qui je découvrirai la culture d’ici, les nuits devant ses planches, les dessins, les rigolades, les bouffes tous ensemble.

Le PVT : une aventure imprévisible

Je pensais au départ que je ferai un PVT nomade. ça n’a pas du tout été le cas. J’ai fait un PVT grégaire à mort. Montréal a été pour moi le renouveau de moi à moi. J’ai été plus efficace en 10 mois qu’en une vie. J’en parlerai dans un prochain article, mais j’attends le départ pour faire un juste bilan de mon année ici. Un an !

Il y a ceux qui voulaient trouver un boulot ici et remplir leur CV et qui se sont retrouvés dans un ranch dans les rockies, et il y a moi, qui ai vécu l’inverse.

Bref, l’homme fait des plans, et Dieu rigole.

J’ai choisi de ne pas rentrer, pas tout de suite. Il faut bien qu’elle voyage La Fille Voyage, non ?

Je vous laisse avec le super documentaire réalisé par Florian Mosca, du blog Go With Flo et produit par Chapka Assurances, qui m’a donné envie d’écrire cet article.

Et si tu as moins de 35 ans et que tu hésites, arrête de tourner en rond et décolle ! Donne ton chat, embarque ou largue ton copain/ta copine, et offre-toi une année où tout devient relatif, où tout devient intense car temporaire.

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15 commentaires

    • Je te conseille vraiment de te lancer ! Tu as la sécurité de pouvoir bosser si l’argent ne coule pas à flot, tu as plein de volontariat possible etc…
      Alors en ce qui me concerne je suis un peu dans une situation particulière car je n’ai presque pas travailler au Québec. Un mois et demi dans une boulangerie et c’est tout. J’ai eu des contrats freelance de rédactrice et de graphiste avec des clients français.
      Donc je continue dans ce sens-là, maintenant, en étant plus « nomade ». Là je pars 6 mois en Amérique Centrale, en prenant des apparts ou en faisant du volontariat et en travaillant sur mes contrats :)

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  • Tu pars en Amerique centrale ? Tu arrives quand ? Nous on prend le ferry de Cartagena a Colon (au Panama), dans une semaine ! Et on prevoit de passer presqu’un an en Amerique centrale ! On prevoit de visiter autant de pays possible mais en prenant notre temps… Ce qui veut dire qu’on demande la duree maximum de visa et qu’on y reste autant qu’on veut (ca depend des rencontres). Apres, d’un pays a l’autre on se deplace en bus !
    Ca pourrait etre sympa de se retrouver pour prendre un verre ou un cafe a l’autre bout du monde…? Si c’est de l’ordre du possible, bien sur ! :)
    Bonne journee ou bonne soiree !

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    • à fond !!!!
      je prévoie de rester environ 6 mois en Amérique Centrale, alors il y aura moyen de se croiser ! Et pareil, je vais demander les visas les plus longs possibles, au nicaragua je sais que 20 dollars : un mois supplémentaire.
      Je compte faire pas mal de volontariat, et aussi du tourisme selon les envies et les rencontres ! je serai ravie de vous rencontrer autour d’une pupusa :) on se tient au courant !

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  • Très bel article ! C’est vrai que le PVT est un sacré tremplin pour oser se lancer et voyager seul. Et quand bien même le PVT Canada se résume pour beaucoup au PVT Montréal, ben c’est chouette Montréal !! Ca fait plus d’un an qu’on est en Nouvelle-Zélande en semi-itinérance et on prépare déjà notre prochain long voyage… A Montréal qui sait ?!
    Camille Articles récents…Backpacker, juste de la mauvaise graine ?My Profile

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    • Je vous le conseille tellement ! C’est un pays magnifique :)
      La Nouvelle-Zélande me fait rêver aussi, mais il me semblait que c’était pas mal cher et dur de trouver du boulot… Vous êtes d’accord ou c’est de l’intox ? Bref, un grand merci pour votre petit mot, ça me fait très plaisir !

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  • Ahahahaha! J’adore l’illustration dans le cyber café d’Angoulême pour avoir vécu les 2 … 3 mois d’attente de la date fatidique et le stress du RDV à la session d’ouverture des demandes.
    Je sais pas toi, mais j’ai passé 12 HEURES sur l’envoi de la demande du permis de travail tellement j’ai relu, rerelu et rerererelu toutes les réponses aux formulaires, vérifié et rererevérifié si les docs étaient les bons. Et bien sûr, en attendant la réponse, le sésame, je me force de ne pas y penser car sinon mon cerveau part au quart de tour: « Et si tu as fait une erreur? Et si ta réponse ne leur convient pas »…
    Enfin, quelle aventure cette demande de PVT !!
    Merci d’avoir si bien illustré ce moment.
    Et merci beaucoup pour ton site et tes ouvrages qui m’aident beaucoup dans ma démarche.

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  • Pingback: Voyager seule en PVT : Interview de Aude Mermilliod

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