Une journée-type de trek au Népal

Une journée-type de trek au Népal

Les jours se suivent sans se ressembler durant un trek au Népal. Tout simplement parce que le paysage file, change sous vos yeux, et que vos challenges évoluent. Le premier jour, vous aurez sans doute envie de vous laisser tomber sur le bord du chemin, parallèlement à l’envie de pleurer de bonheur devant les panoramas que vous verrez. Le petit plus, c’est que lorsqu’on marche, on regarde surtout ses pieds pour ne pas se casser la figure, du coup lorsque notre regard se lève, c’est souvent la surprise !

Le premier jour, et de façon dégressive, votre corps encaisse le choc d’un tel effort physique. A moins que vous soyez un sportif régulier bien sûr. J’ai moi-même vraiment cru que je ne tiendrai jamais une semaine entière à ce rythme, et ma première pause-repas je l’ai vécu pâle, tremblotante et nauséeuse. Il faisait très chaud, et la première montée fut la plus rude. Par jour, il faut compter environ 6 heures de marche, et un dénivelé qui peut osciller, mais qui dans mon cas était d’environ 900 mètres. Tout dépend du trek au Népal que vous choisirez, lisez mon article à ce sujet.

Au fur et à mesure des jours, vous deviendrez de plus en plus à l’aise durant l’effort, promis. Vos pensées vagabonderont plus loin, et les intentions placées dans ce défi qu’est un trek deviendront plus claires, et gratifiantes.

 

Mais alors, comment ça se passe une journée de trek au Népal ?

 

trek manger
Tous les matins, on se réveillait à 7h30 environ. On prenait le petit déjeuner, au Népal on mangeait en gros du pain tibétain ( un peu comme du pain de seigle ), du beurre de cacahuète et un thé au lait sucré. Si on le veut, on peut avoir le petit déjeuner américain avec des oeufs, mais j’aime bien manger comme les locaux.
Ensuite, moment le plus désagréable de la journée, il fallait réussir à faire rentrer nos sacs dans un grand sac de riz, pour que les porteurs puissent les attacher à leur dos. J’ai vraiment vraiment pris peu de choses avec moi. Un pantalon de plus que celui que je portais, 3 T-shirt, une serviette micro-fibre, un duvet… et quelque autres trucs que je portais moi, sur mon dos. Et bien c’était une vraie vraie GALERE.

Après, et bien on marche ! Et le fun dans le trek au Népal que j’ai fait, c’est que je n’ai pas escaladé une montagne, j’en ai escaladé 12 petites, avant d’arriver à la grosse. Du coup, quand je demandais au guide où on allait, ça donnait souvent ça :

 

trek route

ça donnait parfois des subites envie de tyroliennes. 

Repas. Ne pas dormir, surtout pas, même si on est fatigué, parce que reprendre la marche vaseux ET en pleine digestion, surtout au soleil, c’est du suicide. On mangeait du Dhal Bath, le plat typique du Népal. Les micros-auberges avaient toutes une carte immense, mais vu à quel point elles étaient reculées et abritaient une toute petite famille, on sentait qu’il valait mieux manger comme eux, histoire de ne pas leur faire gaspiller plein d’ingrédients précieux.

Re-marcher. 

Arrivée à l’étape ! Au Népal, les chemins sont souvent fait de marches de pierres assez hautes. Du coup, je déconseille vers la fin du chemin de regarder son point d’arrivée, c’est archi décourageant. Les marches deviennent étonnement de plus en plus hautes. Je vous jure.

trek-doucheDouche. S’il y en a. Ou bien sources chaudes, la classe. Ne rêvez pas, vous n’aurez jamais d’eau chaude, et en altitude il fera froid. Donc à vous de voir à quel point vous pouvez vivre sans vous laver, moi certains soirs c’était toilette de chat et basta.

 

Repas, en principe on dort un peu dans son assiette. J’avais chaque jour une énorme motivation durant la journée à l’idée de dessiner ma journée de trek, le soir je m’écroulais.

 

J’ai oublié une étape super importante !!!!

Le BONHEUR. Parce que vraiment, les efforts rendent heureux, les paysages rendent heureux, l’air frais rend heureux. Et puis se dépasser rend heureux, voir ces familles si reculées rend heureux, les voir être plus accueillantes les unes que les autres. Et puis réfléchir à soi, ne réfléchir à rien, se laisser juste porter. Ecouter son corps et le voir chaque jour devenir plus souple et endurant.

BONHEUR, je vous dis ! 

Je vous laisse maintenant avec quelque photos de mon périple !

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4 commentaires

    • Effectivement j’ai été un peu radine en photos, mais d’autres articles suivront à propos de cette aventure, c’est promis ! 🙂
      Une bonne condition physique, écoute je ne sais pas trop… Je ne fais vraiment pas souvent de sport, je ne m’étais préparée à rien, alors je pense quand même que c’est à la portée de beaucoup de gens. En tous cas ça m’a convaincue d’en refaire, c’est sûr!

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  • Bonjour Aude,
    Merci beaucoup pour ce riche partage, c’est magique !

    Je me demandais, quel sac de couchage as-tu utilisé pour ce trek (je suppose qu’il devait faire bien froid la nuit)..Je fouille beaucoup le net en vue de mon voyage au nord de la suède pour cette fin d’année donc je cherche des conseils pour avoir un sac léger sans me geler les fesses la nuit ! (Dodo sous bache)

    Merci beaucoup d’avance

    Kim

    Répondre
    • Coucou Kim !
      Merci de ton petit mot 🙂
      J’utilisais un bête sac de couchage je crois, et je dormais avec un gros pull parfois.
      Mais tu sais, dans les lodges bien souvent il y a des couvertures en poils de yaks, c’est hyper chaud !
      Là-bas, ce sera peut-être du renne 🙂
      Je te souhaite un beau voyage !

      Répondre

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