Je suis chicons gratins: mon hymne à la Belgique.

Je suis chicons gratins: mon hymne à la Belgique.

NON, PEUT-ÊTRE ?  

J’ai écris pas moins de 5 premiers jets pour cet article, il restera mal foutu. Il restera un mini cri d’amour pour le plat pays, de la part d’une lyonnaise accueillie par Bruxelles pendant 5 ans et qui aimerait aller se faire un shot de belgitude, une grande bouffée d’air vicié d’un bistrot à sa fermeture. 

Ma Belgique, avec ton temps pourri. Tu es grisouille, tu es aussi plate qu’une limande et tu n’aimes pas les fanfreluches.

C’est armée de mon plateau recouvert de verres remplis de bières que j’ai appris que je pourrai être heureuse sans diplômes, sans plans de carrière ni plans tout courts, sans bagages. La seconde partie de ma vie débutait, entre les affiches rouges qui ont un peu aiguisé mon esprit critique, en écoutant les piliers de comptoir qui m’ont appris l’humour noir.

La Fille Voyage Verschueren Belgique

Ma Belgique, tu es si bigrement efficace. Pas de gouvernement durant si longtemps (« tant que ça change pas le gout de la bière! »), trois langues, une surface qui éveille les moqueries et pourtant.

Depuis ma fenêtre de française, tu sais ce qui m’émerveille le plus ? c’est ça. Cette incroyable force qui te fait fonctionner, envers et contre tout et tous, cette volonté féroce de ne pas céder aux emmerdements. Ils ont du boulot, cette poignée de crétins s’ils veulent te faire plier.

Ma Belgique, tu choisis tes batailles et tu as bien raison.

Ma Belgique, irrévérencieuse et bienveillante.

Ma Belgique, qui inonde internet de petits chats pendant le #BruxellesLockDown, ça s’invente pas.

Ma Belgique, non peut-être ? 

La Fille Voyage belgique Knokke

Ma Belgique, généreuse et accueillante. Je l’ai appris à mes dépens, saleté, après avoir choisi une bière au pif le premier soir (j’ai pris une Chimay Bleue, j’aimais bien le nom, sans savoir qu’elle faisait 8 degrés. Sans savoir qu’ici les gens avec qui tu bois te payes des tournées sans te le demander.) Mon dépucelage de Belgique, c’est ivre que je l’ai vécu.

Ma Belgique, et son auto-dérision, sa fierté, ses rues cracras qui fleurent bon le monde entier mélangé, tes immeubles moches qui poussent comme des champignons au milieu des rues art déco, avec l’air de dire « Et quoi? »

Merci, merci, merci de m’avoir volé dans les plumes, de m’avoir rendue moins chichiteuse, de m’avoir choyée, d’être encore et toujours mon port, mon phare, un endroit où je peux venir me lover, et surtout d’être la maison de la plupart de mes amis, alors que t’es tellement petite. (par contre ne vous leurrez pas, c’est plus rapide de faire Bruxelles-Bangkok que Bruxelles-Marche en Famenne certains jours, merci SNCB). 

Ma Belgique se réconforte dans la chaleur des beaux bistrots, ma Belgique va essuyer ses larmes à coups de blagues douteuses, elle fait face à l’adversité, aux critiques, aux moqueries si françaises et balaye tout d’un revers d’essuie sur un bar. Tant qu’il y aura des hommes, mais surtout tant qu’il y aura des BELGES, les rires fuseront. 

Dans ma Belgique je n’avais plus d’anonymat et c’est pour ça que je l’ai quitté. En ce moment je rêverais de battre le pavé du Parvis, de sourire aux visages connus et d’aller me réchauffer dans tes bras, plat pays. 

La Fille Voyage - Bois de Hall

Je suis chicons gratins

Je suis croquette de crevettes, je suis Ostende sous un ciel noir, je suis un petit festival de musique dans les Ardennes, je suis une immonde sculpture de choux de Bruxelles géante restée sous mes fenêtres pendant 6 mois (!!!!), je suis Matongue, je suis une couque aux noix de pécan, je suis la place du jeu de Balle un dimanche matin, je suis une éolienne à Knock, je suis une fleur dans le bois de hall, je suis un morceau de scotch délimitant la partie fumeur de la partie non-fumeur dans mon ancien bistrot (ça continue de me faire rire!),  je suis une perruche perchée dans un arbre à Saint Gilles, je suis une foutue moule marinière

Je t’aime.

La Fille Voyage - Verschueren

 

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Le silence nécessaire

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